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DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE & EMPLOI – 3

2. RELOCALISER LA CONSOMMATION AIXOISE
POUR RENFORCER DURABLEMENT L’ECONOMIE LOCALE

• Le meilleur moyen de développer l’économie aixoise (tout en réduisant son impact écologique) est d’éviter que la richesse qui s’y trouve ne s’en échappe trop. Il nous faut, autant que possible, aider à « relocaliser » les échanges
économiques dans notre territoires de vie, que les acheteurs soient les ménages, les entreprises ou la collectivité locale elle-même.

• Cela suppose d’abord que la Ville et la CALB choisissent des prestataires locaux ou « équitables » et intègrent des critères environnementaux ou sociaux pour y parvenir – les procédures d’appel d’offre ne permettant pas expressément le choix de la proximité comme critère. Il n’est plus acceptable d’avoir un bulletin municipal conçu à Paris et imprimé à St-Etienne ou en Italie !

• La Ville stimulera le tissu local (notamment le secteur du BTP et de l’énergie) au travers de ses projets d’équipement et d’investissement, de ses aides aux ménages et aux entreprises en matière énergétique, et de notre volonté d’accélérer le renouvellement des îlots dégradés. 120 à 150 emplois peuvent être ainsi gagnés dans notre agglomération.
• Nous souhaitons stimuler des partenariats économiques locaux, faire apparaître des filières locales nouvelles. Le but est de promouvoir un « développement local » au sein duquel les fournisseurs, les partenaires et les clients sont autant que possible situés à proximité, nourrissant mutuellement leur activité, partageant éventuellement des expériences sur les marchés plus lointains. Une commission intercommunale du développement local sera créée dans ce but, composée de chefs d’entreprises, de commerçants, d’artisans, d’associations, de citoyens et d’élus.

• Notre volonté de promouvoir l’emploi de proximité, une alimentation saine, la réduction des pollutions et de la consommation d’énergie nous amènera à soutenir de manière durable l’agriculture à proximité d’Aix-les-Bains. Pour réaliser notre projet de repas « 100% bio / 80% local » dans les structures publiques (crèches, cantines scolaires, foyers de personnes âgées, hôpital, portage de repas à domicile), nous passerons un accord avec les agriculteurs des proches environs d’Aix-les-Bains, les incitant et les aidant à se convertir à l’agriculture biologique en échange de cette garantie de commande publique.
• Pour soutenir le commerce aixois, nous portons plusieurs projets :
– un label de production locale (un coeur avec le nouveau logo d’Aix et l’expression « conçu/fabriqué avec amour vers Aix-les-Bains »?) pour soutenir, d’abord aux yeux de la clientèle locale et touristique, l’artisanat et les services locaux de qualité, notamment dans les domaines où le tissu s’est raréfié en France, dans notre région.
– la création d’un « Amazon du commerce aixois fédéré » (« Amaville.com »), avec un catalogue de produits en ligne
transversal, associant les pages web des différents commerçants, permettant une commande en ligne groupée et une livraison à domicile. L’objectif est le suivant : qu’à chaque fois que le prix local n’est pas l’obstacle, ce ne soit pas le changement de mode de consommation qui ruine le tissu commercial aixois. Pour le commerce de centre-ville, la qualité, l’originalité c’est bien, mais il faut aussi coller aux changements culturels face à la consommation. Et dans le cas d’une ville comme Aix, la taille critique c’est se mettre tous ensemble !
– pour aider au démarrage ou au maintien d’une activité commerciale, pour faciliter le recentrage ou l’agrandissement des commerces, nous actionnerons le Droit de Préemption urbain qui permet à la Ville de racheter prioritairement les locaux ou de reprendre les baux commerciaux.
– S’agissant des locaux commerciaux possédés par la ville, une formule de location des locaux avec option d’achat sera envisageable pour soutenir les commerçants débutants et ceux qui s’agrandissent.
– Les commerces seront systématiquement dédommagés des pertes de chiffres d’affaires liés à des chantiers pénalisants.

• Notre politique d’urbanisme devrait aussi donner un bol d’air au commerce local :
– en renforçant et en structurant des « coeurs de quartier » aux ambiances urbaines soignées, facilement accessibles, nous rendrons possible le maintien voire la re-développement de commerces à Marlioz, Lafin, au Rondeau, à la Liberté.
– en assurant la « continuité commerciale » en centre-ville. Nous ne laisserons jamais un espace commercial de centre-ville vide : mieux vaut les faire occuper par des associations, des micro-entreprises de services, des ateliers galeries d’art temporaires ou encore un atelier municipal d’art plastique « nomade » que de laisser une « dent creuse » dans le linéaire commerçant d’une rue.
– La rue Davat, totalement sinistrée, sera restructurée sur ce principe, réaménagée, et composera avec la place de la Mairie un « quartier des arts » où seront organisées des expositions de photos et de sculptures en plein air. Cette nouvelle attraction en bordure du centre-ville aidera le secteur piéton (rue des Bains, place Carnot, rue Albert Ier, haut de la rue de Genève) à retrouver de la fréquentation.
– Nous améliorerons la rotation du stationnement, créerons un parking péricentral à proximité du stade bouliste des Prés Riants et augmenterons l’offre de mobilité en centre-ville avec une navette permanente
– Des animations et des « performances » artistiques ou sportives seront régulièrement organisées en centre-ville pour stimuler sa fréquentation.

• Nous aménagerons un « 2ème axe fort » de centre-ville pour que celui-ci ne se résume pas à l’axe des rues de Genève, du Casino et de Chambéry, pour qu’il soit plus logique et plus agréable aux piétons de le parcourir en entier, en faisant une « boucle ». Nous proposons ainsi de requalifier entièrement le square Alfred Boucher, la place Clémenceau et ses halles, ainsi que la rue de Verdun. A l’extrémité Sud de celle-ci, « l’îlot Victoria » serait l’objet d’un projet urbain majeur, avec un parking souterrain, des administrations conservées, du logement et un pôle
culturel, le tout traversé par une nouvelle rue courbe rendant plus fluide la jonction piétonne avec la rue du Casino par la rue des fleurs.

• Nous étudierons la possibilité de développer une « monnaie citoyenne complémentaire » pour les artisans, commerçants et consommateurs volontaires, qui soit aussi utilisable pour le paiement des services publics locaux.

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